samedi 23 janvier 2010

Vive le Massachussets

Réjouissons nous de la victoire de Scott Brown dans l'État du Massachusetts!

Car c'est un signal fort, très fort, envoyé non pas seulement aux membres du parti Démocratique Américains, mais aux Étatistes en général, de toutes sortes et de toutes catégories, qu'ils soient Démocrates ou Républicains, de la Droite Conservatrice ou de la Gauche Progressiste, néo-conservateurs ou social-démocrates, peu importe! C'est à ceux qui pensent systématiquement qu'il faut toujours plus d'État pour résoudre les problèmes de la société , comme si celle-ci n'était qu'un grand mécano dont on pouvait modifier à loisir les rouages (les hommes en somme).

Il est évident, qu'en bon homme d'État, Scott Brown a su habilement surfer sur une vague populaire pour gagner cette élection. Mais attention, il y a peu de chance qu'il soit le grand réformateur attendu, d'ailleurs c'est peu probable et très incompatible avec la fonction d'homme d'État. Ces derniers se font élire coût que coût pour ce pouvoir tant décrié.

Le paradoxe est alors éclatant, comment ce nouvel homme de Washington demandera à ces pairs de Washington qu'ils cèdent de leur pouvoir?

Les électeurs lui demandent que les politiques aient moins d'emprise sur leurs vies, qu'ils se fassent plus absents et lointains, qu'ils ne se chargent plus de leurs affaires et arrêtent de dépenser sans compter leurs argents, bref qu'ils aient peu de pouvoir. Si peu au fond, que les élus ne pourraient plus promettre n'importe quoi pour se faire élire, car ils n'auraient simplement plus les moyens et les possibilités législatives de le faire. Cela viderait de sa substance l'intérêt de l'élu et de la politique.

D'ailleurs, ces même Républicains, qui aujourd'hui se battent bec et ongle pour limiter, voir réduire les dépenses et l'intervention de l'État, ont participé sous l'ère Bush à sa plus grande extension depuis la présidence Lindon Jonhson.

Mais ne soyons pas pessimiste. En cette époque d'Étatisation croissante, c'est un signal encourageant.
The Economist, dans son edito de cette semaine, est clair sur ce point, une grande bataille sur l'État et son rôle va s'engager, ce sera le point central de toutes les discussions. Et le Massachusetts en est la première manifestation.