mercredi 30 juin 2010

La classique inculture économique de la presse française (et des français en général)








Les journaux français ces derniers temps, le journal le Monde en tête, font preuves d’une éclatante ignorance en matière de théorie économique, les imbécillités ne cessent de se succéder dans les articles qui prétendent traiter de la crise. Mais rien de nouveau sous le soleil ; cet état des choses n’est que le fruit d’un long demi-siècle de déni de réalité, de refus d'examiner les faits et de croyances démesurées dans la politique du père Noël.

Après avoir fait un éloge démesuré de l’intervention d’État et de ses bienfaits, aujourd’hui on nous explique, avec un pessimisme glacial, que nous sommes face à un terrible dilemme. Le genre de dilemme apocalyptique qui ne nous laisse que des options désastreuses; c’est le fameux choix entre la peste et le choléra.

Devant le déficit abyssal de nos États et de leurs dettes stratosphériques il faut que ceux-ci se résignent à baisser leurs dépenses; c’est la cure d’austérité, la politique de rigueur et j’en passe. Sinon gare : c’est la faillite!!

Mais si on réduit les dépenses de façon drastique; les fonctionnaires ne consommeront plus autant qu’avant, les entreprises privées de leur aides feront faillites et l’absence de projets publics détruira des emplois par millions. Les faillites se succéderont inéluctablement, le chômage explosera, la consommation s’effondra, alors d’autres entreprises feront faillites, ce qui aggravera le chômage, en conséquence la consommation chutera de nouveau, c’est le terrible cercle vicieux de la récession, la fameuse trappe à déflation ; on connaît la chanson.

Dans tous les cas on est foutu, il n’y a pas d’espoir.

Cette analyse des faits est révélateur de l’incompréhension des plus élémentaires lois économiques.

Quand un État (ou n’importe quel institution de nature privée ou public) est en déficit, c’est qu’il consomme plus qu’il ne produit, en d’autres termes il détruit plus qu’il ne crée. Il faut donc inverser la tendance.

Prenons pour exemple un village en autarcie dont la population consommerait plus de nourriture qu’elle n’en produit ; soyons franchement plus caricatural, le chef du village, ses sbires et ses favoris consomment plus de nourritures (qu’ils prennent de force) que le village (et ses paysans) n’en produisent.
Dans tous les cas ce village serait condamné à disparaître dans la famine.
Il ne viendrait à personne l’idée saugrenue de solutionner cette crise en proposant une augmentation de la consommation de nourritures du village ; sous prétexte que si, dans notre exemple caricatural, le chef, ses sbires et ses favoris en consommant plus de nourritures (qu’ils prennent de force) faisaient travailler plus les paysans. Le problème ne ferait que s’aggraver. En effet les paysans ne peuvent pas par magie augmenter leur production. Ce qui se passera avec un pathétisme remarquable est qu’ils s’épuiseront au travail pour finalement à peine pouvoir se nourrir eux et leur famille et au final la communauté disparaîtra.

Au fond c’est un peu ce qu’on nous explique tous les jours dans les média ! A la différence prés est que les gens n’accepteraient pas d’être taxer à outrance ; ce qui explique que l’État use de moyens alternatifs, par exemple l’emprunt (qui est un impôt reporté sur les générations futures) ou l’inflation (qui est un impôt invisible).

Mais si on réduit les dépenses de l’État, on nous répète inlassablement, il y aura une récession effroyable. Il y aura certes une crise , mais une crise est en fait le symptôme d’une situation mauvaise qui est devenue soudainement patente ; elle nous indique que quelques chose n’allait pas ( ex : on vivait au dessus de nos moyens et ça ne pouvait plus durer) et la crise nous sert de révélateur de cet état des choses.

Alors oui ! La crise aura un effet épurateur massif. De nombreuses entreprises disparaîtront, la sphère de l’État sera réduite, et tout cela durera jusqu’au retour à un niveau soutenable. Dans notre village autarcique, le chef,ses sbires et ses favoris devront cesser de prélever la nourriture de façon autoritaire et pourraient se rendre utile par exemple en améliorant la productivité des paysans.

Ce n’est pas la consommation qui crée de la richesse, c’est l’épargne.

En fait nos élites craignent par dessus tout cette crise car elle risque, comme je l’ai expliqué dans mon billet précèdent, de les emporter dans son sillage. Elles sont les premières responsables de cette gabegie financière.

samedi 19 juin 2010

Le pouvoir rédempteur de la déflation



















A la télé et dans les journaux il y a une chose qui fait toujours l'unanimité chez les économistes; leur condamnation sans appel de la déflation.

On peut débattre et avoir des avis divergents sur des questions économiques comme la dette, les déficits, le taux d'imposition, la flexibilité du travail et le niveau optimal d'inflation, mais sur le point de la déflation l'unanimité fait loi. Cette chose innommable est à leurs yeux le diable incarné, la représentation absolue du mal.

A entendre ces économistes il faudrait l'ajouter à la longue liste des plaies d'Égypte et en maître Yoda de série ils la décrivent comme le côté obscur de toutes politiques économique. Ainsi ils exhortent l'entière Nation sous la férule de l'État à se lancer dans une croisade contre elle. Aucun doute; on a compris, c'est clair et sans ambiguïté; la déflation c'est mal. Oser en débattre c'est péché.

Pourquoi cette haine farouche de la déflation ?

Cette déflation qu'ils décrient tant est celle qui suit un processus d'inflation. C'est-à-dire un processus volontaire d'expansion monétaire (on a augmenté la quantité de monnaies). Ici je ne ferais que tracer les grandes lignes des cycles de croissances et de récessions que les économistes Autrichiens ont théorisés il y a de nombreuses années.

Les banques centrales ont crée un surplus d'argent imaginaire, principalement par une profusion de crédits, qui ne reflètent en rien la richesse réelle (il n'y a pas plus de voitures, de routes, de laits, de maisons et d'ingénieurs qu'avant).

Alors soudainement, et à tort, on s'est cru plus riche, toute une série d'investissements ont démarré (création de nombreuses entreprises), la consommation s'est accrue (le taux d'endettement a grimpé), la bourse s'emballe, l'État a enflé de façon exponentielle et au final les prix ont augmenté. C'est une période d'euphorie, on appelle ça un boom économique.

Mais comme tout cela n'est fondé que sur de l'argent imaginaire, et donc sur de la richesse tout autant imaginaire ; alors à un moment donné, la réalité doit reprendre le dessus. On se rend compte comme le personnage que joue Louis de Funés dans la Zizanie que les chèques étaient en bois, et qu'une partie ce qui a été entrepris ne pourra jamais aboutir : tout doit être liquidé en catastrophe. Et comme les prix ont augmenté, ils doivent en conséquence chuter, les salaires aussi (qui ne sont qu'un prix), pour revenir à leurs niveaux dit réels : tout l'argent imaginaire en excès s'est logiquement évaporé, c'est la fameuse période tant honnis de déflation: on appelle ça la crise.

Pour les économistes Autrichiens, la crise, et la déflation qui va avec, est la période de liquidation des mauvais investissements, en bref de tout ce qui n'aura pas du exister; beaucoup d'entreprises font ainsi faillites. Les conséquences sociales peuvent être très douloureuses, mais c'est nécessaire pour restaurer l'économie sur des bases réelles.

Que font nos États pour solutionner ce problème : ils injectent plus de crédits par leurs fameux plans de relance. Ils essayent de maintenir coûte que coûte la structure vacillante de l'économie pour au final ne faire qu'aggraver le problème. On maintient l'illusion par une massive perfusion du poison qui a provoqué le mal.

Mais pourquoi une telle obstination ? Pourquoi ne pas laisser l'économie retourner à son niveau réel ? Le Président Américain Harding a adopté cette politique en 1920 et les États-Unis s'en sont très bien portés.


En fait l'étendue des conséquences de la déflation va bien au delà d'une simple restructuration de l'appareil économique. Et c'est ce que Jörg Guido Hülsmann nous explique dans son brillant essai, Déflation and Liberty : la déflation entraîne un bouleversement social du pays concerné qui touche de plein fouet ses élites.

La déflation est redoutable pour ceux qui sont endettés. Alors que l'inflation est appelée l'euthanasie des rentiers (c'est une forme de vol au fond), la déflation pourrait être qualifiée de fléau des endettés.

Et qui dans nos sociétés ont des niveaux d'endettements astronomiquement élevés ?

La réponse est simple : les banques et les États. Les banques en Europe ont des ratios d'endettements apocalyptiques et il est inutile de préciser le niveau actuel des dettes et des déficits des États qui composent l'Union; ça fait presque tous les jours la une des journaux.

Pour eux la déflation est synonyme de mort. Leurs dettes deviendraient non remboursables ; ces institutions en faillite seraient balayées. Et tous ceux qui profitent de leurs largesses seraient emportés dans leur sillage:les institutions paraétatiques (comme la sécurité sociale), les entreprises subventionnées, le service public, les syndicats, certaines élites intellectuelles (sociologues, journalistes,faiseurs d'opinions) etc...la liste peut être sans fin. Et ça fait un paquet de monde à la tête de ces institutions qui serait éjecté. On comprend un peu mieux leur crainte de la déflation. Ce serait une révolution sociétale, on assisterait à un changement de paradigme.

C'est pourquoi ces élites, qui s'accrochent au pouvoir, apprécient l'inflation. Celle-ci facilite l'endettement et permet de les maintenir au pouvoir. Mais attention! Pas trop d'inflation, sinon les conséquences sociales sont aussi effrayantes, trouver le niveau idéal pour rester au pouvoir sans trop endommager l'appareil économique est leur Graal, c'est ce fameux niveau optimal d'inflation (on entend souvent ; " un peu d'inflation ça fait pas de mal ").

Remarquez d'ailleurs que selon les pays ce niveau optimal est différent ; il n'est pas le même chez les allemands que chez les français ; je vous laisse deviner chez qui il est le plus élevé.

Le fait que la déflation élimine ces institutions fautives relève autant de la question économique que morale : en fait les deux sont indissociables. Elles ne se sont pas adaptées aux conditions de la réalité. Elles ont consommé plus de ressources qu'elles en ont produits. Elles sont donc en faillite. Elles ne subsistent artificiellement que par l'impôt et l'inflation, et cette dernière arme n'est rien d'autre qu'une forme de vol dont les victimes et les coupables sont presque invisibles:cette violence indirecte est en complète contradiction avec les préceptes libéraux. Les tyrans se maintiennent toujours au pouvoir par la force.

Dans une société de marché libre, un tel comportement, immoral et qui mène à l'appauvrissement général, est rapidement sanctionné. Ces élites, toujours dans le cadre d'une société de marché libre, sont remplacées, comme l'explique Jörg Guido Hülsmann, par de nouvelles élites, qui seront vertueuses.

Par élite dans une société de marché libre je ne fait pas référence à une caste qui par la violence soumet d'autres individus, je parle de ceux qui par leurs qualités, et leurs vertus rendent services aux plus grands nombres dans ce vaste processus de libre échange.

Elles gagneront ainsi, sans violence, le haut du pavé....jusqu'au jour où le marché pourra les sanctionner de nouveau (alors peut être que elles aussi, dans cette situation précise, elles useront de l'inflation pour ne pas être déclassées).

Attention! par marché je ne me réfère pas à une entité magique tel un dieu olympien qui organiserait le monde, mais d'une société de libre échange avec propriété privée des moyens de production où le vol et la force (en dehors des cas de légitime défense) sont en conséquences proscrits.

Alors ces économistes, pourquoi craignent-ils tant la déflation ? Certains pourraient dire que beaucoup d'entre eux sont payés par ces institutions ? Ils seraient entraînés dans leur chute en cas de déflation.

Je ne crois pas trop à la théorie du complot, je pense qu'aujourd'hui, en reprenant Noam Chomsky (qui dans son gauchisme a des soubresauts de clairvoyance) que cette haine de la déflation est immanente au système.

L'inflation (maîtrisée) est l'arme des dirigeants pour se maintenir au pouvoir, la déflation est leur fléau.

Par cette rotation pacifique des élites dans la société de marché on réalise que la crise n'apporte pas seulement un renouveau économique mais aussi un renouveau moral qui assure le progrès intellectuel, artistique, et social ; c'est une des définitions de la rédemption. C'est ce que la déflation peut réaliser.

lundi 7 juin 2010

Il y a privatisation et privatisation


















Et voilà c'est parti: la Grèce annonce une série de privatisation.

Pour les libéraux cela n'a rien de surprenant ni de révolutionnaire, c'est dans l'ordre des choses. Nos social-démocratie ont vécu largement au-dessus de leurs moyens (ou devrais je dire de nos moyens) et elles doivent maintenant vendre leurs bijoux de familles pour se renflouer.

Les libéraux devraient s'en réjouir! Mais à bien regarder,pas tant que ça...

Ce qui pourrait poser problème n'est pas la production privée de biens et de services en tant que tel; mais le processus de privatisation lui même.

De quoi parle-t-on aujourd'hui par privatisation ?

Rappelons un instant l'axiome centrale et principale de la pensée libérale (ou libertarienne) : la primauté de l'individu et de la propriété privée.

C'est l'individu et sa propriété privée qui sont souveraines dans la société. Le corollaire de cette axiome est que toute chose (naturelle ou artificielle) est possédée par quelqu'un; en conséquence il n'y a rien qui soit public ou collectif, car en ce bas monde toute chose (service, bien, terre etc..) qui a été produite l'a été par quelqu'un et il en est alors le légitime propriétaire.

Donc toute propriété privée est légitime quand son acquisition n'a pas été faite par la force, en d'autres mots: volée.

Et ce point là est fondamentale et au cœur de cet exposé, car beaucoup d'économistes ont une approche trop utilitariste, " tant que ça marche et que ça fait de la prospérité on continue". Ainsi ils se réjouissent à l'idée de privatiser les biens et services par n'importe quel moyen, car ces derniers seront productifs et efficaces, ce qui est indéniable. Mais ils ne se concentrent que sur la supériorité d'une économie avec propriété privée des moyens de production. Ils éludent ainsi l'aspect moral des choses; est ce que cette privatisation est légitime ? En d'autres termes a-t-on rendu le moyen de production (la poste, les transports etc..) à ses véritables propriétaires ?

Ils en oublient, au fond, la question de la justice.

Pour illustrer ce propos revenons aux précédents cas de privatisations.

Prenons un exemple célèbre ; Renault.
Renault au départ appartenait à une famille, c'était une entreprise privée, comme une boulangerie, et qui soudainement a été nationalisée au lendemain de la guerre, et cet acte de nationalisation est assimilable à un vol. Quel que soit le motif, bien public ou intérêt général, cela reste un vol, une spoliation, un pillage. On voit aujourd'hui notre Chavez qui fait de même avec sa bande de barbouzes en nationalisant les entreprises productrices de café de son pays.

Puis, pour diverses raisons on a privatisé l'entreprise, c'est à dire qu'on l'on remet l'entreprise sous un régime de droit privé. Si l'on suivait la logique libérale à la lettre, il aurait fallu rendre l'entreprise à son propriétaire légitime, c'est à dire les ayant droits de la famille Renault, sans que ces derniers n'aient rien à débourser.

Que s'est il passé en réalité ? On a divisé une partie de l'entreprise en un certain nombre de parts ou actions que l'on a mise en vente sur les marchés. Revendre quelques choses que l'on a volé, cela s'appelle du recel. Mieux encore, l'État reste actionnaire d'une partie de l'entreprise et en profite pour y placer ses "agent" à la tête de celle-ci. Le processus peut être encore plus pernicieux, non seulement les terres confisquées par l'ancienne RDA n'ont pas été rendues à ses propriétaires légitimes mais elles ont été rachetées par les apparatchiks de l'ancien régime; après le pillage des biens on procède toujours au partage du butin.

Mais qu'en est-il de ces entreprises qui ont été exclusivement crée par l'État ? Comment le processus de privatisation doit-t-il se dérouler ? Qui est le légitime propriétaire ? Et surtout qu'en est-il des additions faites par l'État à l'entreprise qui a été nationalisé ?

Hans-Hermann Hoppe dans son célèbre ouvrage Democracy The God That Failed nous propose de façon limpide la solution à ce problème.


Je ne reviendrais pas sur la solution qu'il donne pour les entreprises de l'Union Soviétique et de ses pays vassaux où en théorie il y avait abolition du régime de propriété privée.

Je me concentrerais uniquement sur celui de nos social-démocraties où il y a coexistence de biens dit publiques et de biens dit privées.

Il suffit tout simplement de reprendre l'axiome principale de la pensée libérale et de se poser cette question simple: qui est le légitime propriétaire du bien ?

On a déjà donné une partie de la réponse : le propriétaire originel dont l'entreprise a été spoliée/nationalisée.
Mais qu'en est-il des entreprises que l'État a crée ex-nihilo ou des ajouts faits par l'État aux entreprises nationalisées ?
L'état est selon les termes "propriétaire de l'entreprise", et qui finance l'État ?
Tout simplement le contribuable.
Ainsi le contribuable se trouve être le propriétaire légitime de l'entreprise public ou des segments ajoutés à celle ci quand elle a été nationalisé.

Ainsi c'est au contribuable que l'on doit restituer l'entreprise.

Mais comment procéder ?

En fonction de la contribution de chacun, c'est à dire par son taux d'imposition, qui définira sa part dans le financement de l'entreprise. On en déduira les allocations reçues, les subventions et les niches fiscales pour déterminer la véritable part de chacun dans la ou les entreprises(s) d’État. Les fonctionnaires ne pourront être concernés, car ces derniers ne payent pas en vérité d'impôts (ils ne font qu'une rétrocession d'une partie du salaire que leur verse l'État ...à l'État).

Ce n'est qu'après que chaque citoyen pourra disposer comme bon lui semble de ses actions; il pourra alors les revendre à des groupes financiers ou à de riches particuliers ou tout simplement les garder. Ainsi le processus de privatisation aura été véritablement juste: il y aura eu retour du bien à son propriétaire légitime, qui dans notre cas est le contribuable.

Utopique ? Certainement, et aucun partie politique n'aurait l'audace d'inclure cette "privatisation" des biens publics dans son programme.

Mais cette réflexion n'en est pas moins essentielle, car elle rappelle à chacun que c'est le contribuable qui est le véritable propriétaire des biens de l'État et non pas les Hommes de l'État.

Car ce que l'on risque de voir dans les privatisations à venir ( et qui risque d'être nombreuses) est un processus de redistribution opaque de richesses entre puissants où des biens iront souvent à de puissants groupes financiers ou de riches et influents particuliers aux liens très étroits avec l'État, comme les banques qui sont des organismes paraétatiques (parfois même les acheteurs seront les hommes d'États eux même ou leurs proches) et où l'argent ira dans les mains de ces mêmes hommes d'États en excluant complètement le contribuable dans cette opération frauduleuse.

Ce serait en fait pour employer des termes précis et adéquats ; une vaste magouille mafieuse.


Le propriétaire légitime du bien, c'est-à-dire le contribuable, aura été volé. Il aura financé pendant des années un bien, dont il ne percevra aucun retour sur investissement, et au final d'autres personnes se seront enrichis sur son dos. Justice n'aura pas été rendu et le contribuable aura des raisons d'être mécontent.

La privatisation, et le libéralisme, seront alors de nouveau perçus comme un système inégalitaire favorisant uniquement les riches aux détriments des pauvres, dont la défense deviendra de nouveau difficile, voir impossible.