vendredi 5 décembre 2014

Certains percoivent l'impôt comme de l'extorsion de fond




Un sondage, en cette période d'ultra-matraquage fiscale, révèle que pas moins de 37% des Français considèrent l'impôt comme une extorsion de fond. Intéressant en cette période où  se multiplie les signes patents de révoltes à l'encontre du gouvernement et de sa politique.

 Je ne me réfère pas aux pathétiques et sirupeux mouvements rebellocrates, portés par des groupes, tels les syndicats (CGT, FO et SUD en tête) qui ont fait croire durant des décennies que notre pays abritait de courageux résistants à l'oppression capitaliste et réactionnaire, sauvant ainsi l'âme corrompue de notre nation. Ainsi on pouvait s'imaginer, et avec soulagement, qu'en France il existe des consciences en alerte pour nous protéger des vilains en tous genres.

Je me réfère plutôt à ces petits mouvements, qui ont fleuri un peu partout, certains éphémères, d'autres  pérennes ; les pigeons ou les bonnets rouges d'hier; les pendus, les patrons cadenassés ou le mouvement des libérés de maintenant. Chacun avec ses spécificités, mais ayant en commun un écœurement des charges fiscales et sociales  qui pèsent sur l'économie française. Un trop plein d'État.

A cela vous ajoutez des sondages qui confirment une tendance grandissante pour une réduction du périmètre de l'État, et cerise sur le gâteau, ce sondage où presque 40% des sondés voient l'impôt comme une simple extorsion de fond. Il y a de quoi faire rêver un libéral.

La lucidité gagnerait le peuple de France ? Cela reste à voir.

L'impôt est en effet de l'extorsion de fond : rien de plus, rien de moins. C'est une violation des droits de propriétés privées. Par la force, même avec la plus subtile, l'État extorque de l'argent à ses citoyens. Point final. C'est du vol pur et simple. L'impôt c'est l'équivalent noble et sophistiqué du racket mafieux.

Tous les discours qui consistent à le faire passer pour quelques choses d'aussi nécessaire que l'air que l'on respire ne sont que propagande pour gagner l'adhésion de ses victimes. L'impôt n'est pas plus nécessaire que le monopole pour permettre la vie en société.

Certes, aujourd’hui, en l'état actuel, il serait utopique de l'abolir du jour au lendemain ( et pourquoi pas après tout, ne l'a-t-on pas fait avec l'esclavagisme ? ), mais au moins il faudrait que nos consciences bienveillantes, nos lanceurs d'alertes, nos résistants bien-pensants, s'indignent de son existence et de son usage démentiel par l'État.

Ne sommes-nous pas concernés par l'usage que fait l'État de la liberté d'expression, de la justice ou de sa force armée ?
Nous savons dans ces domaines respectifs que l'État peut être dangereux.

Alors pourquoi n'est-ce pas le cas avec les impôts ? Pourquoi l'impôt échappe-t-il à cette vigilance ? Pourquoi n'y-a-t-il pas un tax watch international, ou un contribuable sans frontière ( il existe Contribuables associés en France) ? La seule chose dont on s'indigne dans les médias c'est de ne point payer l'impôt, légalement ou illégalement. On devient alors un traître à la patrie, un citoyen indigne, un parasite vivant au crochet des autres.

Si cette tendance se persiste dans l'opinion, j'entends déjà les politiques et sociologues de tous poils s'alarmaient devant cette érosion du consentement à l'impôt.

Qu'il y ait trop d'impôt d'accord ! Mais qu'il soit perçu comme pour ce qu'il est vraiment ; du vol, c'est trop dangereux pour la caste au pouvoir.

Car finalement nos Hommes d'État se retrouveraient soudainement nus comme le roi dans la fable.













2 commentaires:

  1. ...Au profit de la pléthore de fonctionnaires* (et "collatéraux") qui vampirisent le produit des autres français producteurs de richesses...
    *sauf régaliens de terrain

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  2. Toutes les informations sur les lois de défiscalisation et les news sont sur http://defiscalisationduflot.blogspot.fr/

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